L'Égalité ou La Terreur ? La Société et la violence pendant la Commune de Paris

 Affiches de la Commune de Paris : Message aux citoyens

Affiches de la Commune de Paris : Message aux citoyens

Après la guerre franco-allemande (1870-1871), la Troisième République est créée en tant que nouveau gouvernement français. Aux premières élections, le peuple a élu une majorité de ministres conservateurs et monarchistes. Le nouveau gouvernement, dirigé par le président pragmatique mais conservateur Adolph Thiers, a institué des politiques fiscales dures qui ont été douloureuses pour la classe ouvrière, en particulier à Paris. En réponse à ces politiques, ainsi que des sentiments de revanchisme et de révolution, la classe ouvrière et la Garde nationale de Paris ont mené une révolte contre la nouvelle administration. Ils déclarèrent la « Commune de Paris » et un siège de la ville par l'armée a commencé (Soodalter 50).

Ce nouveau développement était très polarisant. Pour les socialistes, la classe ouvrière et les anarchistes, ce mouvement était une révolution de liberté, d'égalité et d'émancipation. Cette nouvelle société de la Commune a détruit les hiérarchies traditionnelles de la société et a redistribué la propriété et la richesse, un changement qui a inspiré les socialistes et les populistes de l'avenir. (Mann 14). Mais pour les riches, les conservateurs et les Français des campagnes, ce fût une guerre civile et une terreur, un rappel de la terreur de la Révolution française. Ce document est un parfait exemple de la perspective conservatrice. Le journal s'intitule « Incendie du palais des Tuileries », un événement au cours duquel une foule de révolutionnaires a créé un incendie dans ce monument à l'aristocratie. L'auteur explore ce sujet avec la passion et la rhétorique conservatrice, comme ils écrivent « une horde de bandits repandaient la terreur » et que les monuments de la ville « devenaient la proie des flammes que ces forcenés activaient ». Cette analyse décrit les communards comme destructeurs, fous et meurtriers. Certes, l'écrivain a une base pour cette perspective, car les révolutionnaires ont détruit d'autres structures culturelles comme la colonne Vendôme et exécuté un grand nombre de dissidents (Mann 16). Cependant, cette violence est une réalité de guerre civile; le gouvernement de Thiers a tué beaucoup de partisans et les estimations indiquent qu'un plus grand nombre de communards ont été exécutés que leurs adversaires (Dallas 44).

Ce conflit s'est terminé en mai 1871, et l'écrivain voit dans cette résolution un moment de justice, car les partisans « ont à rendre bientot compte devant la justice, de leurs odieux forfaits ».

Insurrection de Paris : Incendie du palais des Tuileries

Insurrection de Paris : Incendie du palais des Tuileries

Pendant la guerre civile de la Commune de Paris, le gouvernement traditionnel de Versailles a publié la propagande pour influencer l'opinion publique et soutenir sa cause. Ces publications partageaient des sentiments communs sur la brutalité des communards, une dictature expansive et une anarchie violente. En réponse à cette initiative, le gouvernement de la Commune de Paris a commencé à créer la propagande pour les citoyens de Paris et la population française.

Ce document, qui s'intitule « Affiches de la Commune de Paris: Message aux citoyens » est une lettre du gouvernement de Paris à la population de la ville et aux citoyens français. Il commence avec une réfutation immédiate des prétentions du gouvernement de Versailles, comme il soutient avec passion « Vous avez soif de vérité, et jusqu’à présent, le gouvernement de Versailles ne vous a nourris que de mensonges et de calomnies ». Comme indiqué précédemment, le gouvernement de Versailles a soulevé des allégations de vol, de violence et de despotisme, et bien que la violence soit universellement répandue à cette période, les deux parties à ce conflit ont insisté sur le fait que la force opposée était responsable de cette tragédie (Gregor 44). Ainsi cette lettre a condamné ces accusations et projeté un message de liberté, de démocratie et de défense. Ces idées de liberté étaient essentielles pour la Commune, mais aussi aux Français. On peut identifier la phrase « République française - Liberté, Égalité, Fraternité » en haut de cette affiche, qui sont des mots clés qui font écho à la Révolution française et légitiment le gouvernement parisien. Ce thème de la fraternité est souligné par l'usage du mot « frères », qui crée un sentiment d'égalité entre la direction de la Commune et le peuple, et affirme son intention de réduire les hiérarchies (Eichner 1). Cependant, il révèle également le manque d'égalité des sexes, qui est un défaut majeur de ce mouvement. Au bout du compte, ce document établit un lien entre le gouvernement de Paris et son peuple et contredit les récits du gouvernement d'opposition à Versailles.

Bibliographie

Dallas, Gregor. “An Exercise in Terror? The Paris Commune, 1871.” History Today, vol. 39, no. 2, Feb. 1989, pp. 38–44. EBSCOhost, search.ebscohost.com/login.aspx?direct=true&AuthType=ip,sso&db=a9h&AN=8902270839&scope=site.

Eichner, Carolyn J. "Paris Commune." Oxford Encyclopedia of the Modern World. : Oxford University Press, 2008. Oxford Reference. Date Accessed 9 Apr. 2021 <https://www.oxfordreference.com/view/10.1093/acref/9780195176322.001.0001/acref-9780195176322-e-1209>.

Mann, Keith. “This Is What Democracy Looks Like!: Remembering the Paris Commune.” Against the Current, vol. 26, no. 3, July 2011, pp. 14–18. EBSCOhost, search.ebscohost.com/login.aspx?direct=true&AuthType=ip,sso&db=a9h&AN=63284047&scope=site

Soodalter, Ron. “While Paris Burned.” Military History, vol. 32, no. 3, Sept. 2015, pp. 44–53. EBSCOhost, search.ebscohost.com/login.aspx?direct=true&AuthType=ip,sso&db=a9h&AN=103291579&scope=site